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 Salvador Dali

Dalí, Salvador (1904-1989), peintre espagnol, l'un des membres les plus célèbres du mouvement surréaliste. Salvador Dalí, né à Figueras (Catalogne), fit ses études à l'École des beaux-arts de Madrid où il rencontra, entre autres, Luis Buñuel et Federico García Lorca. D'abord influencé par le futurisme au début des années 1920, puis par le cubisme en 1925, il épousa à partir de 1929 la cause du surréalisme, après avoir fait la rencontre, l'année précédente à Paris, de Pablo Picasso, de Joan Miró et surtout de Paul Eluard et d'André Breton — lesquels dénonceront plus tard l'esprit un peu trop «commerçant» de Dalí. Ses toiles de l'époque relèvent cependant d'une interprétation très personnelle où se mêlent à la psychanalyse les recherches picturales de Max Ernst, d'Yves Tanguy ou encore de René Magritte et de Giorgio De Chirico. Ses œuvres traitent avec obsession de la castration, de la putréfaction, du voyeurisme et proposent des images oniriques où des objets de la vie quotidienne sont représentés sous des formes inattendues, comme ses célèbres montres molles que l'on retrouve par exemple dans l'Amour et la Mémoire (1931, Museum of Modern Art, New York). En 1930, il publia la Femme visible, essai en hommage à sa femme Gala Eluard qui fut sa muse et son modèle tout au long de sa carrière. À compter de cette date, son travail s'orienta vers un réalisme académique sous-tendu par un constant délire déformant et macabre (la Naissance des désirs liquides, 1932, The Peggy Guggenheim Collection, Veniseƒo; le Grand Paranoïaque, 1936, Boymans-Van Beuningem Museum, Rotterdam). Il collabora également avec Luis Buñuel à la réalisation de deux films célèbres, Un chien andalou (1929) et l'Âge d'or (1930). Désavoué en 1934 par André Breton, Dalí rompit avec le mouvement surréaliste, puis s'installa en 1939 aux États-Unis, où il vécut jusqu'en 1948. Il y publia notamment en 1942 une autobiographie, la Vie secrète de Salvador Dalí, qui dévoile une personnalité riche et complexe. Ses toiles s'inspirèrent par la suite de thèmes religieux, comme Crucifixion (1954, Metropolitan Museum of Art, New York) et The Sacrament of the Last Supper (1955, National Gallery of Art, Washington). Après la Seconde Guerre mondiale, il rentra en Europe et revint s'installer en Espagne où il publia en 1954 un second ouvrage autobiographique, Journal d'un génie. Sa production se fit sans cesse plus importante et commerciale. Outre de
très nombreuses peintures et lithographies, il réalisa des dessins de bijoux, créa des décors et des costumes pour le théâtre. Deux grandes rétrospectives furent consacrées de son vivant à son œuvre : en 1970-1971 au musée Boymans-Van Beuningen de Rotterdam, puis en 1979-1980 au Centre Georges-Pompidou à Paris. En 1974, il créa lui-même son propre musée à Figueras, où il mourut en 1989.

 

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